Nul ne l'ignore, en octobre 2012, nous nous rendrons aux urnes pour choisir nos représentants au conseil communal et au conseil provincial. Parallèlement à cet enjeu de taille pour l'avenir de nos concitoyens, notre pays traverse une phase difficile entre crise financière et crise politique. A ce sujet, permettez-moi de saluer le formidable travail réalisé par notre président de parti, Elio Di Rupo. Ce qu'il a réussi en tant que formateur ne peut que confirmer qu'il sera un premier ministre de choix pour notre démocratie.
Cela dit, le travail d'un formateur, tout comme celui d'un premier ministre, demande une grande part de négociation et de concertation et donc de concessions. Il est important de dissocier la position du formateur (qui se doit d'accorder toutes les parties) de celui du parti socialiste. Les accords conclus et à conclure demandent de véritables sacrifices de la part des socialistes (minoritaires et surtout isolés au sein du futur gouvernement), mais cela ne veut pas dire que nous devons renoncer à défendre nos valeurs essentielles, bien au contraire. La solidarité, la défense des plus faibles, le progrès social doivent rester au coeur de nos revendications, même si notre président, en tant que premier ministre devra représenter l'ensemble du gouvernement et de ses points de vue.
Lors de la campagne pour les élections communales, nous nous devrons de rappeler ce point important de la politique fédérale tout en concentrant notre énergie sur les grands dossiers qui concernent notre ville. La crise financière touchera les communes comme le reste du pays. Les mois à venir s'annoncent donc difficiles mais, une nouvelle fois, seules les valeurs de gauche permettront de trouver une issue à cette crise sans précédents que traverse notre pays, tout comme le reste de l’Europe et aussi de la planète.