En 40 ans, le combat des femmes pour disposer de leur corps a fait des progrès énormes. Cependant, malgré les campagnes de prévention et de sensibilisation, trop de femmes restent exclues d'un système où le prix de la contraception est une barrière pour un grand nombre d'entre elles. De très jeunes femmes, mais aussi d'autres, plus âgées, n'ont recours à aucun moyen de contraception faute de moyens financiers suffisants. Le Parti Socialiste souhaite voir la gratuité de la pilule étendue (par exemple jusqu'à 25 ans) mais aussi le remboursement d'autres moyens de contraception. Le PS souhaite également réduire le frein que constitue, chez les jeunes filles, le fait de devoir payer une consultation chez le médecin en appliquant le tiers-payant, afin de ne plus devoir payer que le ticket modérateur. Dans le même temps, les campagnes de prévention et de sensibilisation doivent se poursuivre, notamment de manière ciblée auprès des femmes et des médecins.
En matière d'avortement aussi, des progrès restent à faire même si, grâce à la loi dépénalisant partiellement l'interruption volontaire de grossesse, plus de 99% des avortements ont lieu sans complications médicales, ce qui représente une avancée majeure pour la santé des femmes.
Dans ce cadre, le PS propose :
- de rendre le médicament utilisé pour les avortements médicamenteux disponible sans frais pour toutes les femmes dans les centres de planning familial;
- de davantage sensibiliser les médecins sur le droit à l’avortement, compte tenu des difficultés pour une série de centres de planning de recruter des médecins pratiquant l’avortement ;
- de confier la collecte des données relatives à l’avortement, actuellement centralisée par la Commission d’évaluation de la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse, à l’Institut Scientifique de Santé Publique ;
- d’ouvrir le débat sur un allongement limité du délai d’avortement actuellement en vigueur (12 semaines de grossesse, sauf pour motifs thérapeutiques). L’expérience montre en effet que les femmes les plus fragiles et les plus précarisées sont aussi celles qui, par isolement et manque d’accès à l’information, sont prises en charge le plus tardivement par les structures de soin adéquates, souvent alors que le délai légal est échu.
Depuis le début, le Parti Socialiste est auprès des femmes dans les combats qu'elles mènent pour leur émancipation. Il le restera tant que des inégalités subsisteront!