Tout d’abord, je tiens à vous dire à quel point je suis fière d’être, en tant que présidente du CHR de la Citadelle, partenaire de la radio MIXT. En tant qu’intercommunale, le CHR compte parmi ses membres la commune de Chaudfontaine et je me réjouis de constater que le CPAS de Chaudfontaine et le centre de jeunes Nova se soient associés au sein d’un projet où la solidarité joue un rôle capital. En ces temps sombres, il est donc possible, à force d’optimisme et de détermination, de miser sur un peu plus d’humanité.
Une radio telle que celle-ci remplira plus que jamais son rôle de cohésion sociale. De plus, l’éclectisme et la visible ouverture d’esprit dont ont fait preuve les initiateurs de la radio à travers leur grille de programmation sont à l’image des idéaux défendus par le parti socialiste et je ne peux que saluer cet engagement citoyen qui rappelle l’âge d’or des radios libres, à une époque où l’ouverture des ondes a permis, plusieurs décennies avant Internet, à tout un chacun de faire entendre sa voix.
Je ne doute pas que, en plus d’éveiller certaines vocations chez les jeunes, la radio permettra à d’autres de sortir de leur isolement, quel que soit leur âge. Et ce qu’ils soient derrière le micro ou à l’écoute de la radio chez eux. Comme vous le savez sans doute, j’ai travaillé durant de nombreuses années au sein du CPAS de Liège, un parcours qui n’a pu que me convaincre de la nécessité croissante de projets solidaires, donnant la parole à chacun.
Car, si la crise a de graves conséquences financières, elle a aussi de graves conséquences sociales :la détresse dans laquelle se trouve un père de famille au chômage, la peur d’une mère isolée mise à la rue avec ses enfants, l’isolement dont souffre une personne âgée dont la maigre pension l’oblige à choisir entre le paiement des factures ou remplir son frigo, et d’autres pour lesquels la solidarité reste le seul espoir. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’avec deux de mes collègues de la chambre (Yvan Mayeur et André Frédéric), nous avons proposé la mise en place d’un numéro d’urgence sociale : le 115.
Dispositif de veille et d’urgence sociale, ce numéro d’appel unique, gratuit et disponible 24h sur 24 serait destiné, à l’instar de ce qui se fait en France depuis dix ans, aux personnes précarisées mais aussi à ceux qui veulent leur venir en aide (citoyens ou travailleurs sociaux). Il ne s’agit donc en rien de remplacer les structures existantes, mais bien d’orienter les personnes en détresse vers celles-ci. Et s’il s’agit bien d’un numéro national, il va de soi que le répondant sera basé dans la zone géographique de l’appelant.
Vous l’aurez compris, la solidarité et l’entraide sont pour moi essentielles. Je souhaite donc longue vie et plein succès à cette nouvelle radio qui donnera, et on ne peut que s’en réjouir, un visage social au paysage radiophonique liégeois.