Chemin de fer, gaz et électricité, services postaux, les exemples sont nombreux. En réalité, ces expériences de libéralisation ou de privatisation ont provoqué des effets désastreux : baisse de la qualité du service, instabilité voire augmentation des prix, inquiétudes quant à la continuité de l’approvisionnement, pression sur l’emploi, diminution de l’accessibilité géographique.
L'intérêt du citoyen doit rester la priorité et seuls les services publics peuvent en fournir la garantie.
Le PS est donc fondamentalement opposé à la libéralisation frénétique des services publics que nous proposent actuellement les instances européennes. C’est pourquoi le PS demande :
- un moratoire sur les processus de libéralisation actuels et une évaluation sociale des processus de libéralisation, notamment au niveau de la qualité et de l’accessibilité du service pour le citoyen et des conditions de travail des agents. Sur base de cette évaluation, des mesures pourront être adoptées pour corriger les défaillances de la libéralisation et encadrer le marché ;
- l’adoption d’une directive-cadre sur les services d’intérêt général, qui donnerait aux services publics et aux services d’intérêt général la garantie d’un cadre législatif stable et d’un financement adéquat, dans le respect des principes d’universalité et d’égalité d’accès. Mieux protéger les services publics au niveau européen est en effet indispensable pour pérenniser le modèle social européen ;
- que les services sociaux d’intérêt général soient durablement soustraits à la loi du marché.