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Une démocratie...



En ces temps troublés, chacun y va de son couplet sur la meilleure façon de résoudre la crise... Certains vont même jusqu'à affirmer que notre pays s'en sort très bien sans gouvernement... Il ne faudrait pas oublier les fondements de notre démocratie. Sans gouvernement, aucune nouvelle mesure pour résoudre la crise. Sans gouvernement, aucune nouvelle loi ne peut voir le jour. Sans gouvernement, notre pays reste paralysé et il serait inconscient de ne pas comprendre qu'à termes le quotidien de tous les habitants de ce pays en sera affecté. Les partis auxquels les citoyens ont accordé leur confiance lors des dernières élections ont une responsabilité envers eux. Trahir cette confiance entraînerait indubitablement un retour au libéralisme, à la droite et à l'intensification de la crise. Et si le dialogue est devenu impossible avec les nationalistes, les autres partis se doivent de prendre leurs responsabilités. C'est pour cette raison que le Parti Socialiste tente, à tous les niveaux de négociation, de trouver un accord viable sur le plan institutionnel. Quant à ceux qui affirment qu'une séparation de notre pays suffirait à régler tous les différends, qu'ils ne perdent pas de vue, le simple fait que, dans ce cas-là aussi, des négociations devraient avoir lieu et elles ne seront pas plus simples que celles menées en ce moment.

J'ai confiance en notre capacité à résoudre les conflits. Au cours de l'histoire, la Belgique a servi d'exemple au monde entier en matière de compromis. Par le passé, la Belgique a su le démontrer: la question royale, le Pacte Scolaire, le Passage à l'Etat fédéral, autant de périodes critiques qui prouvent que Flamands et Wallons savent régler des problèmes à première vue insolubles et concilier les points de vue. Je ne doute pas que cette nouvelle génération d'élus flamands saura se montrer digne de l'héritage de ceux qui avant eux ont eu assez de sens commun et de sens de la responsabilité politique pour sortir notre pays de l'impasse.

L'urgence dans laquelle se trouve nombre de foyers belges, la perte de confiance avérée de beaucoup de personnes envers le monde politique, la nécessité de donner une réponse durable à la crise doivent guider notre action. Plus que jamais, le dialogue entre responsables politiques et citoyens doit s'intensifier. 

Jeudi 30 Septembre 2010
Marie-Claire Lambert