Régulièrement, je rencontre mes sympathisants et amis pour un point de l'actualité politique. Celle-ci a eu lieu le mercredi 23 septembre au Hangar et en voici les grandes lignes.
Premièrement, je reviendrai sur les dernières élections afin de préciser quelques points qui me tiennent à coeur.
Il semble évident que les électeurs ne se sont pas laissé avoir par les discours de la droite et ont compris à quel point le parti socialiste était la seule issue humaine et sociale à la crise que traverse notre pays. A Liège tout particulièrement, l'action commune a su montrer sa détermination à soutenir le travail de campagne effectué par les candidats. Les résultats de Jean-Claude Marcourt ou encore Michel Daerden en sont la preuve concrète. Le premier confirmant sa position de premier plan à la région en conservant son poste de ministre de l'économie tout en devenant vice-président de la Région Wallonne et de la Communauté Française, le second accédant à nouveau au gouvernement fédéral: Liège a donc bel et bien, plus que jamais, un rôle de premier ordre à jouer pour l'avenir de notre pays.
Quant au grand défi du gouvernement wallon, il consistera avant tout à ne pas se laisser prendre au piège des promesses non tenues. En effet, il ne sera pas facile de ne décevoir personne en proposant un programme de 450 pages. Espérons donc que nos élus sachent fixer des priorités parmi les promesses faites aux Wallons tout en préservant la paix au sein des différentes formations politiques.
A l'échelle fédérale, le défi sera avant tout budgétaire et il s'agira d'atteindre les objectifs fixés par le Traité de Maastricht, c'est-à-dire faire descendre la dette à moins de 3% du PIB,ce qui représente 15 milliards d'Euros. Sachant que le gouvernement en a donné 24 milliards aux banques, il semble évident que celles-ci devront à un moment ou un autre renvoyer l'ascenseur et participer à l'effort collectif de redressement budgétaire!
Parmi les autres propositions du PS, la demande d'application des 52 mesures votées contre la fraude fiscale semble un pré-requis à toute autre mesure fiscale. Il apparaît également comme évident au PS que la fonction publique ne doit en aucun cas être être mise en péril sous prétexte d'économie. La réduction du nombre de fonctionnaires ne ferait qu'alourdir deux postes déjà surchargés de la sécurité sociale en créant de nouveaux chômeurs ou des mises à la retraite anticipées.
En ce qui concerne les soins de santé, je me battrai, comme je l'ai toujours fait, afin que le plus grand nombre possible de citoyens accède à des soins de qualité. A ce sujet, il me semble évident que le PS devra se battre bec et ongles afin de contrer les souhaits de la FEB de récupérer l'argent non utilisé par le secteur de la santé. Cet argent doit à tout prix servir à résorber la dette de la sécurité sociale qui se monte, je vous le rappelle, à 5 milliards d'Euros. Enfin, en matière de santé et de sécurité sociale, je souhaiterais partager avec vous mon inquiétude de voir s'instaurer dans notre pays un système à deux vitesses au sein duquel Flamands et Wallons ne bénéficieraient pas des mêmes services et allocations selon le côté de la frontière linguistique où ils sont domiciliés. C'est pourquoi nous devons absolument nous mobiliser des deux côtés du pays en faisant entendre notre voix, aux côtés des syndicats en réclamant une juste égalité pour tous qu'il s'agisse des allocations familiales, de frais de garde ou de frais d'hospitalisation.
En conclusion, qu'ils s'agisse du fédéral ou du régional, le parti socialiste aura plus que jamais besoin de ses militants et de l'action commune afin de concrétiser les espoirs exprimés par des milliers de citoyens en juin dernier. Nous comptons sur vous!